Violences Basées sur le Genre : Les journalistes camerounais désormais acteurs de la lutte

15 journalistes outillés pour comprendre et  mieux traiter les informations relatives aux Violences Basées sur le Genre (VBG) dans leurs médias respectifs. C’est à la faveur d’un atelier de formation organisé par l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) qui se tient à Yaoundé du 30 au 31 août 2016.

Les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision ont été formés en vue de contribuer à la lutte contre toutes formes de violence faites aux femmes à la lumière des lois nationales et des instruments internationaux de protection des victimes de VBG auxquels le Cameroun est partie prenante. Le but visé ici selon les organisateurs, est d’emmener les journalistes à faire entendre les voix des victimes dans les médias et à accorder plus d’espace et de visibilité aux sujets axés sur les VBG très souvent traités avec légèreté et relégué dans la catégorie des faits des divers.

« Cette attitude des journalistes est liée à un déficit d’informations et à une intériorisation des normes sociales et culturelles qui favorisent la pérennisation des VBG. Nous voulons leur faire prendre conscience des biais et écarts dont ils sont responsables dans la collecte et dans le traitement de l’information relative aux VBG et aux conséquences que cela peut entraîner dans la société» a déclaré Mme Aissa Doumara, coordinatrice de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes pour la région l’Extrême-Nord du Cameroun.

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Réserve du Dja : Greenpeace demande au gouvernement camerounais de suspendre les contrats de SUDCAM

La société Sud Hévéa Cameroun (SUDCAM) a détruit 5 930 hectares de forêt depuis 2011 et 42% de cette déforestation qui se déroule autour de la Réserve de Faune du Dja, site du patrimoine mondial de l’UNESCO, a eu lieu depuis un an et demi. C’est le constat dressé par l’ONG internationale Greenpeace dans une récente enquête publiée sur son site web.Photo SUDCAM Dja

Le développement de la plantation d’hévéa de la société SUDCAM à quelques centaines de mètres de sa frontière occidentale, a été identifié par l’UNESCO, comme l’une des menaces qui pèsent sur la biodiversité du Dja. En effet, les Camerounais se servent des terres et de la forêt que SUDCAM est en train de convertir en exploitation industrielle de caoutchouc pour la pêche, la chasse, la cueillette et l’agriculture.

Le silence du Gouvernement camerounais face à cette situation a amené Greenpeace à écrire au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO pour exprimer son inquiétude au sujet du manque d’attention accordé à la menace créée par la plantation SUDCAM. Seulement, lorsque le 14 juillet 2016, le comité en charge du patrimoine mondial de l’UNESCO a été invité à voter un projet de décision visant à inscrire le Dja sur la Liste du Patrimoine Mondial en péril, seule la Finlande a voté en faveur de cette proposition. Toutes les autres délégations s’y sont opposées regrette Greenpeace.

L’opacité et la légalité douteuse du projet SUDCAM sont mises en cause. L’enquête de l’ONG souligne que « les informations clés sur le projet, telles que l’ensemble des limites de la concession, le montant de la taxe foncière, les informations sur le propriétaire, l’investissement réel réalisé jusqu’à présent … ne sont pas publiques, ce qui ne facilite pas la tâche à quiconque voudrait évaluer la légalité et les impacts du projet et mettre ainsi le gouvernement et les entreprises devant leurs responsabilités ».

Pour ces raisons, Greenpeace demande au gouvernement camerounais de suspendre les contrats de SUDCAM jusqu’à ce que les conditions et les modalités d’attribution et de mise en œuvre soient établies, ainsi que le zonage et l’aménagement participatif du territoire et une procédure transparente et fiable pour assurer un consentement libre, informé et préalable (CLIP) des communautés locales. L’ONG sollicite aussi que SUDCAM mette immédiatement un terme à la conversion des forêts à l’intérieur de ses concessions et procède à une nouvelle étude d’impact environnemental. Les autorités camerounaises n’ont pas encore réagi depuis la publication de l’enquête le 23 août 2016.

Créé en 2010, le groupe SUDCAM est une joint-venture formée par le groupe singapourien GMG Global Ltd (GMG), une filiale de la société d’État chinoise, Sinochem International (80% des actions) et la Société de Productions de Palmeraies et d’Hévéa (SPPH) (20% des actions). La plantation SUDCAM est située à quelques kilomètres du village de Mvomeka’a dans le Sud Cameroun.

Mireille Tchiako

 

Afrique: Le Genre dans tous ses états

Dix femmes des pays d’Afrique membre de la  fédération internationale « Les Amis de la Terre » sont réunies au Cameroun du 16 au 17 août 2016 pour réfléchir sur la problématique du genre.

Les femmes de "Amis de le Terre Afrique"

Les femmes de « Amis de le Terre Afrique »

Cette rencontre, la première du genre, vise à renforcer les capacités des femmes sur la notion du Genre et ses implications sur la société et le monde professionnel a indiqué Célia Alldridge, principale facilitatrice. Les débats, les travaux en groupe et les jeux ludiques ont aidé à la compréhension du sujet.

« On peut considérer le  Genre comme les relations entre l’homme et la femme dans une structure donnée et les rapports de pouvoir inhérents à ces relations. Il s’agit particulièrement de recenser les obstacles et les contraintes qui bloquent les femmes dans leur évolution, leur émancipation et de trouver des approches de solution qui puissent les aider » a expliqué Dr Pauline Yawoa D. DA Costa, de l’Association Femmes Togolaises pour la Promotion de la Science et de la Technologie (AFTPS&T).

Des échanges, on a appris que le manque de connaissance contribue à aliéner les femmes. On leur montre très peu de modèles qui pourraient les inciter au changement et leur redonner de l’espoir. Elles sont opprimées en partie par la société, la religion, les us et coutumes pourtant, plusieurs changements ont été obtenus à la suite des mouvements de femmes.

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TIC: Le Web 2.0 et les médias sociaux pour promouvoir l’agriculture

L’organisation J2D-Afrique invite les jeunes à se familiariser à l’utilisation des TIC pour la promotion de l’agriculture et l’économie numérique. Une formation à cet effet est d’ailleurs prévue à Yaoundé du 11 au 15 juillet 2016.

Man paying for vegetables.

Man paying for vegetables.

Parmi les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations Unies en 2015, deux recommandations interpellent l’essor de l’agriculture et les jeunes. Il s’agit notamment de l’accroissement de la productivité agricole dans les pays en développement et la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Plusieurs pays ont développé des politiques pour atteindre ces objectifs sans grand succès véritables. Avec la mondialisation, de nombreux experts s’accordent à dire que les technologies de l’information et de la communication (TIC) vont désormais peser de leur poids pour accroître les résultats espérés.

C’est fort de ce constat que l’organisation J2D-Afrique basée à Yaoundé au Cameroun, entreprend d’organiser pendant cinq jours, « l’atelier d’échange sur l’utilisation des TIC pour la promotion de l’Agriculture et l’économie numérique ». Du 11 au 15 juillet 2016, les formateurs vont outiller les jeunes afin qu’ils puissent utiliser les TIC innovantes pour accroître la productivité et assurer la durabilité du secteur agricole dans lequel ils sont en majorité engagés.

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Cartographie participative: le draft de la méthodologie unifiée présenté ce jour à Yaoundé

C’est l’une des articulations au menu de la deuxième réunion du Comité Stratégique de Suivi (CSS) du projet «Mise en place d’une méthodologie unifiée de cartographie participative au Cameroun » qui se tient ce 28 juin 2016 à l’hôtel Franco de Yaoundé.

En plus de la présentation du draft de guide de la cartographie participative au Cameroun, les membres du CSS vont échanger sur les critères et propositions pour le choix des sites test du guide ainsi que sur la suite de leur plan de travail.

La cérémonie facilitée par l’ancien Secrétaire Général à la Présidence du Cameroun, ABOUEM A TCHOYI, sera ouverte par un représentant du Ministère de l’Économie, de l’Aménagement et de la Planification du Territoire (MINEPAT) a t-on appris.

Lors de la première réunion, occasion avait été donnée à la coordination technique et à la facilitation du projet de présenter de manière formelle aux membres du Comité Stratégique de Suivi un aperçu rapide du contenu du projet. Les responsables avaient alors précisé qu’il s’agissait d’un effort concerté de réflexion inclusive qui visait l’appui à l’aménagement durable du territoire par une méthode de cartographie participative applicable à l’ensemble des thématiques et des zones écologiques du pays.

« Il n’est donc point question de produire des cartes participatives de toutes les communautés du pays, ni d’attribuer des droits de propriété aux communautés dont les usages seront cartographiés, parce que le projet n’a pas vocation à se substituer à l’État ». Mais plutôt, « doter l’État d’un outil susceptible de l’aider à appliquer ses lois et règlements de manière optimale » assurent les organisateurs.

Le projet d’une durée d’un an rentre dans le cadre du Fonds International pour la Tenure Foncière et Forestière.

By Mireille Tchiako