Industries Extractives : La CEMAC ouvre son Académie

L’objectif est de renforcer les capacités humaines et institutionnelles des différents acteurs publics intervenants dans les industries extractives et d’améliorer la gouvernance dans ce secteur au sein de la zone CEMAC.

 photo mine

L’exploitation des ressources minières au Cameroun contribue à moins d’1% du PIB  selon une déclaration du ministre en charge des Mines, Emmanuel Mbondé. Ce faible taux de participation à l’économie nationale contraste avec la richesse de son sous-sol et le nombre d’investisseurs présents sur son territoire. Jusqu’en 2012, on y dénombrait 160 permis de recherche et cinq permis d’exploitation d’après la même source. Le cas du Cameroun illustre à merveille la triste réalité observé dans d’autres Etats de la CEMAC où malgré leurs richesses naturelles (mine, gaz pétrole), les indicateurs de développement économique et social demeurent bas.

Les obstacles à l’essor des industries extractives s’expliquent d’une part, par des contrats mal négociés, l’inadéquation de la formation du personnel administratif par rapport aux exigences du secteur extractif et d’autre part par le manque d’offre de formation apprend-on.

Ce sont ces défis institutionnels qui ont poussé la CEMAC a lancé un projet de création de l’Académie des Industries Extractives dans la sous-région. L’Académie « entend répondre au besoin de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives, en tenant compte des considérations d’ordre environnementales et sociales » renseigne Armelle Siopathis Bekangba, point focal REMAP pour l’académie de la CEMAC. Le REMAP c’est le projet de Renforcement de la gouvernance des Matières premières extractives en Afrique Centrale qui appui la CEMAC dans la mise en place de son académie.

Rentrée académique

L’Académie des industries extractives va effectivement démarrer en 2014 du moins pour ce qui est de la phase pilote. Les premières sessions de formation vont se dérouler du 16 au 29 janvier prochain à Yaoundé au Cameroun sous la coordination d’experts réunis en « Réseau d’Appui et de Recherche ». Le réseau qui assure la coordination entre les activités de l’académie et les centre de formation est composé d’universités et de centres de recherche spécialisés dans le secteur extractif.

Les négociations des contrats miniers et pétroliers et la bonne gouvernance dans les industries extractives sont les modules de formation que les trente(30) participants attendus vont devoir assimiler pendant dix (10) jours pour un total de 50 heures.

La phase expérimentale du projet de l’académie atteindra son épilogue en décembre 2014, lorsque le projet fonctionnel de l’académie sera transmis à la commission de la CEMAC. Celle-ci ambitionne d’ailleurs de l’ériger en «institution de référence en matière de formation continue dans le secteur extractif en Afrique Centrale et au-delà » confie Gervais Ngovon, chef de cabinet du Commissaire Teya de la CEMAC.

by Mireille Tchiako

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