TIC: Le Web 2.0 et les médias sociaux pour promouvoir l’agriculture

L’organisation J2D-Afrique invite les jeunes à se familiariser à l’utilisation des TIC pour la promotion de l’agriculture et l’économie numérique. Une formation à cet effet est d’ailleurs prévue à Yaoundé du 11 au 15 juillet 2016.

Man paying for vegetables.

Man paying for vegetables.

Parmi les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations Unies en 2015, deux recommandations interpellent l’essor de l’agriculture et les jeunes. Il s’agit notamment de l’accroissement de la productivité agricole dans les pays en développement et la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Plusieurs pays ont développé des politiques pour atteindre ces objectifs sans grand succès véritables. Avec la mondialisation, de nombreux experts s’accordent à dire que les technologies de l’information et de la communication (TIC) vont désormais peser de leur poids pour accroître les résultats espérés.

C’est fort de ce constat que l’organisation J2D-Afrique basée à Yaoundé au Cameroun, entreprend d’organiser pendant cinq jours, « l’atelier d’échange sur l’utilisation des TIC pour la promotion de l’Agriculture et l’économie numérique ». Du 11 au 15 juillet 2016, les formateurs vont outiller les jeunes afin qu’ils puissent utiliser les TIC innovantes pour accroître la productivité et assurer la durabilité du secteur agricole dans lequel ils sont en majorité engagés.

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Crise sécuritaire : La guerre contre Boko Haram cristallise les relations commerciales sous régionales

Les secteurs les plus touchés par ce phénomène sont principalement le transport, le commerce, l’agriculture et l’élevage selon un rapport du ministère camerounais en charge de l’économie datant de décembre 2014.

En lisant ledit rapport, l’on apprend que certains produits agricoles, d’élevage et de tannerie à destination du marché régional principalement le Nigeria, le Tchad et la RCA ont été difficilement écoulé en 2014. Il s’agit entre autres du riz paddy, des tubercules, de l’ail, des oignons, des légumineuses, des bovins, des peaux animalières, du savon. Cette situation a eu pour effet d’entrainer une baisse des prix de ces denrées alimentaires et produits de l’élevage avant d’engendrer une diminution des revenus des agriculteurs et des éleveurs.

Avec la crise sécuritaire due à la secte islamiste Boko Haram et les tensions politiques en Centrafrique, le Cameroun, grand exportateur des produits manufacturés tels que le ciment, les tôles, le fer à béton, les produits alimentaires en RCA a vu son économie plomber. L’exportation de la farine par exemple a baissé de -74%, le ciment de – 36% et le riz de – 4%. Les grands distributeurs où plus de 50% des clients proviennent de la Centrafrique pour la région de l’Est, et du Nigéria pour les régions septentrionales ont quant à eux perdu leurs crédits en marchandises parce que tombés en faillite ou décédés suite aux affrontements armés.

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Alimentation : une ONG plaide pour l’émergence sans faim du Cameroun en 2035

Le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA) demande au gouvernement d’adopter une loi cadre sur le droit à l’alimentation pour résoudre les problèmes de faim, nourrir le monde et préserver la terre.

Au moment où le monde entier célèbre la journée internationale de l’alimentation ce 16 octobre, ce sont trois millions de camerounais (15% de la population) qui souffrent encore de malnutrition selon les chiffres officiels. L’objectif du millénaire pour le Développement (OMD) visant à éliminer la faim d’ici à 2015 pourrait ne pas être atteint. Pourtant, le Cameroun dispose d’un potentiel agricole important et pourrait en développant son agriculture, nourrir sa population et répondre à la demande régionale. D’après les estimations du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), un des grands atouts du Cameroun est la grande disponibilité de terres ; les terres arables sont estimées à 7,2 millions d’hectares, mais seulement 1,8 million d’hectares sont effectivement cultivés, tandis que le potentiel irrigable est estimé à 240 000 hectares, alors que moins de 33 000 hectares le sont actuellement.

Parce que le Cameroun a du mal à transformer ces atouts en une solide croissance et à faire reculer la pauvreté, le RELUFA tire la sonnette d’alarme à travers un document rendu publique le 16 octobre 2014 et intitulé « Emergence sans faim au Cameroun en 2035 ? Plaidoyer pour la réalisation pleine et entière du droit à l’alimentation pour tous au Cameroun ».

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