Violences Basées sur le Genre : Les journalistes camerounais désormais acteurs de la lutte

15 journalistes outillés pour comprendre et  mieux traiter les informations relatives aux Violences Basées sur le Genre (VBG) dans leurs médias respectifs. C’est à la faveur d’un atelier de formation organisé par l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) qui se tient à Yaoundé du 30 au 31 août 2016.

Les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision ont été formés en vue de contribuer à la lutte contre toutes formes de violence faites aux femmes à la lumière des lois nationales et des instruments internationaux de protection des victimes de VBG auxquels le Cameroun est partie prenante. Le but visé ici selon les organisateurs, est d’emmener les journalistes à faire entendre les voix des victimes dans les médias et à accorder plus d’espace et de visibilité aux sujets axés sur les VBG très souvent traités avec légèreté et relégué dans la catégorie des faits des divers.

« Cette attitude des journalistes est liée à un déficit d’informations et à une intériorisation des normes sociales et culturelles qui favorisent la pérennisation des VBG. Nous voulons leur faire prendre conscience des biais et écarts dont ils sont responsables dans la collecte et dans le traitement de l’information relative aux VBG et aux conséquences que cela peut entraîner dans la société» a déclaré Mme Aissa Doumara, coordinatrice de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes pour la région l’Extrême-Nord du Cameroun.

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Afrique: Le Genre dans tous ses états

Dix femmes des pays d’Afrique membre de la  fédération internationale « Les Amis de la Terre » sont réunies au Cameroun du 16 au 17 août 2016 pour réfléchir sur la problématique du genre.

Les femmes de "Amis de le Terre Afrique"

Les femmes de « Amis de le Terre Afrique »

Cette rencontre, la première du genre, vise à renforcer les capacités des femmes sur la notion du Genre et ses implications sur la société et le monde professionnel a indiqué Célia Alldridge, principale facilitatrice. Les débats, les travaux en groupe et les jeux ludiques ont aidé à la compréhension du sujet.

« On peut considérer le  Genre comme les relations entre l’homme et la femme dans une structure donnée et les rapports de pouvoir inhérents à ces relations. Il s’agit particulièrement de recenser les obstacles et les contraintes qui bloquent les femmes dans leur évolution, leur émancipation et de trouver des approches de solution qui puissent les aider » a expliqué Dr Pauline Yawoa D. DA Costa, de l’Association Femmes Togolaises pour la Promotion de la Science et de la Technologie (AFTPS&T).

Des échanges, on a appris que le manque de connaissance contribue à aliéner les femmes. On leur montre très peu de modèles qui pourraient les inciter au changement et leur redonner de l’espoir. Elles sont opprimées en partie par la société, la religion, les us et coutumes pourtant, plusieurs changements ont été obtenus à la suite des mouvements de femmes.

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Femmes: mes coups de cœur de la JIF 2016

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Femme (JIF) 2016, nous avons choisi de partager avec vous quelques expériences de femmes fortes qui ont su marquer leurs empreintes dans le monde du développement rural et agricole.

Des GPS aux drones : les femmes à la pointe du progrès

Pour l’entrepreneuse tanzanienne Rose Funja, les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont la clé d’un avenir meilleur pour les jeunes femmes, notamment dans le domaine de l’agriculture. Montrant l’exemple, elle a lancé une start-up qui fait le lien entre les petits exploitants et les institutions financières, et envisage aujourd’hui d’utiliser les drones. Plus de détails ici

Une voix en faveur des petites productrices agricoles

Elisabeth Atangana, elle-même productrice, défend avec passion la nécessité pour les associations d’être efficaces et d’offrir une voix aux producteurs. Elle œuvre également en faveur de la reconnaissance de la contribution des femmes à l’agriculture. Elle a joué un rôle essentiel dans la constitution du mouvement paysan au Cameroun, sa patrie, ainsi qu’au niveau régional et continental. Ancienne présidente de l’Organisation panafricaine des agriculteurs (PAFO), elle est actuellement présidente de la Plateforme régionale des organisations paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC) et ambassadrice spéciale pour les coopératives à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  Plus de détails ici.

Une avocate des droits des peuples autochtones

La découverte d’une technique innovante, la modélisation participative en trois dimensions, a marqué un tournant dans la vie d’une jeune femme originaire d’une tribu rurale du Tchad. Aujourd’hui, elle parcourt le monde afin de défendre les droits de sa communauté et des autres populations autochtones et de faire pression pour que leurs voix soient entendues lors des négociations sur le changement climatique, une question vitale pour leur avenir.  Plus de détails ici

Mireille Tchiako avec  le  CTA

Sensibilisation : Les journalistes invités à s’intéresser aux sujets de santé publique

C’est le plaidoyer mené par l’Ambassade des États-Unis au Cameroun au cours d’une réunion tenue le 25 février 2016 avec la presse nationale et les étudiants en journalisme.

Marie Doezema

Marie Doezema

« Nous avons besoin de médecins et d’infirmières pour fournir un traitement, mais pour la prévention du VIH, plus de vies seront sauvées par des journalistes, des membres du clergé, des enseignants et des politiciens ». Cette assertion de Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA laisse croire que la couverture de sujets de santé par les médias a un impact certain sur les publics. Convaincu de cela, les responsables de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun ont invité Marie Doezema, journaliste de renommée internationale à partager son expérience avec ses confrères de la presse camerounaise.

Pour celle qui fut correspondante en France du The New York Times si les journalistes traitent davantage des questions liées à la santé dans leurs organes de presse respectifs, cela assurera un accès libre et facile aux informations de santé de qualité pour les populations. Par ailleurs ajoute-t-elle, les articles produits à titre informatif ou pour dénoncer des insuffisances peuvent amener les gouvernements à prendre des décisions éclairées pour protéger, améliorer et sauver des vies. Mais pour y arriver, le rendu des journalistes doit être intéressant, pertinent et solide.

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« Une femme mariée en « biens communs » doit gériter dans son village natal’’

Hortense Ngono, ex Facilitatrice de l’Initiative Droits et Ressources pour l’Afrique Centrale parle de la place des femmes dans le partage des biens familiaux relatifs à la terre.hortense ngono

Les dispositions légales foncières actuelles favorisent-elles la paix et le développement de la femme ? de la communauté ?

Les dispositions foncières légales actuelles sont telles que, les droits de propriétés ne sont garantie pour un individu que lorsque celui-ci dispose d’un titre foncier. L’obtention de ce titre nécessite des moyens financiers importants et une procédure administrative officiellement facilité mais pourtant très complexe dans la réalité selon l’expérience de ceux qui se sont soumis à cette épreuve. Même en possession de ce titre foncier, vous courez le risque de tomber sous le coup de l’expropriation pour cause d’utilité publique selon la loi. De façon spécifique, pour la femme l’accès à ce titre foncier est parfois conditionné par des dispositions de la coutume (héritage et abandon du droit coutumier) qui ne reconnait pas vraiment le droit à la terre pour la femme. Cette situation d’alternative unique pour avoir des droits fonciers (avec une méconnaissance des droits coutumier par la loi) associé à un certain pouvoir financier et une aptitude spéciale à franchir les procédures administratives ne sont favorables ni aux femmes ni aux communautés. Ceux-ci, disposent très souvent d’un faible pouvoir financier et sont dans la majorité peu apte à braver les procédures complexes de l’administration. Tout ceci donne plutôt lieu à une situation de précarité foncière et de frustrations, pas du tout favorable à la paix et au développement.

 La réforme foncière est – elle nécessaire à la femme ? si oui sur quels points ?

La situation foncière de la femme étant liée à la coutume et à la loi, ces deux aspects devraient évoluer concomitamment. Coutumièrement, les femmes sont reconnues comme étant les principales utilisatrices des forêts sans disposer de droits à la terre. Il faudrait une prolongation de cette reconnaissance au niveau du foncier par la coutume, en les reconnaissant comme propriétaires des terres qu’elles mettent en valeur. Cette reconnaissance au niveau de la coutume devra être inscrite dans la loi avec des conditions moins contraignantes que celles actuelles pour l’immatriculation. Par ailleurs, il faudrait alléger les coûts financiers et faciliter les procédures de cette immatriculation et trouver d’autres alternatives pour la reconnaissance de droits fonciers de la femme. Lire la suite