Liz Alden Wily

“Le Ghana, la Tanzanie, le Mozambique, l’ Ouganda et le Soudan du Sud protègent mieux les droits fonciers des communautés dans leurs lois foncières”

Mme Liz Alden

Liz Alden Wily est une économiste indépendante spécialisée dans les questions de propriété foncière. Elle mène des recherches au niveau mondial sur les questions foncières et les ressources naturelles principalement dans les Etats post-conflits. Liz est également auteure de plusieurs publications.
  1. What is the meaning of “community land rights”?

Community land rights means rights to land and resources that are defined and upheld by rural communities. Usually, these rights are derived from traditions. Therefore community land rights are also often called ‘customary land rights’.

Community lands are the lands and resources that are subject to community based jurisdiction (i.e. subject to customary norms). Note that ‘customs’ change as conditions change. This means that the traditions or norms that a community follows today to allocate, regulate, and uphold land rights may be different from the norms that guided land matters in the past. For example, many living communities no longer follow traditional practices that excluded strangers or women from being owners of land rights. It is also more common today for ‘customs’ to allow families to ‘sell’ houses and farms they have developed. Community practices may also take more account of what the National Constitution and other laws say about land rights. What does not change in customary (or ‘community based’) tenure systems is the authority of the community. That is, the rules may change, but the authority of the community remains. Lire la suite

Delphine COUVEINHES MATSUMOTO

« L’activité économique ne peut se déployer en dehors de toute considération des droits de l’Homme »

Spécialiste de programme, Direction de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme (DDHDP), OIF
Delphine Matsumoto

Delphine C. Matsumoto

 

 

MT: L’entreprise Hévecam a accueilli en septembre dernier à Nyété un atelier consacré aux entreprises et aux droits de l’Homme. Qu’est-ce qui peut justifier la présence de l’OIF à une telle rencontre ?

DCM: Cet atelier a été organisé grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre de son partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH). Chaque année, le HCDH et l’OIF organisent des activités conjointes et l’atelier à Hévecam est l’une d’entre elles. De plus, c’est la première fois que cette entreprise accueille un tel atelier.

L’OIF est engagée dans le domaine entreprises et droits de l’Homme. En 2008 à Québec, en 2010 à Montreux, les États et gouvernements francophones se sont solennellement engagés à « promouvoir la responsabilité sociale/sociétale et environnementale de l’entreprise, notamment en encourageant les entreprises des pays membres de la Francophonie à adhérer aux instruments, normes et principes internationaux pertinents ainsi qu’en favorisant leur harmonisation ». En 2010, les États se sont engagés à « veiller à l’effectivité des mécanismes du respect des droits de l’Homme par les entreprises, qui ont des responsabilités sociales et sociétales », reconnaissant ainsi le lien indissociable entre les droits de l’Homme et le développement.

C’est par le biais de telles activités de formation et de sensibilisation que l’OIF entend contribuer au « développement des capacités de tous les acteurs à mieux faire face aux défis dans le domaine des droits de l’Homme et des entreprises». Nous sommes convaincus que les entreprises ont un rôle à jouer en ce qu’elles sont de véritables acteurs économiques. En effet, l’activité économique ne peut se déployer en dehors de toute considération des droits de l’Homme, et ceux-ci ne peuvent s’exercer pleinement s’il n’existe aucun espoir d’employer ses capacités, d’atteindre la prospérité économique, et de créer de nouvelles richesses. Lire la suite