Sensibilisation : Les journalistes invités à s’intéresser aux sujets de santé publique

C’est le plaidoyer mené par l’Ambassade des États-Unis au Cameroun au cours d’une réunion tenue le 25 février 2016 avec la presse nationale et les étudiants en journalisme.

Marie Doezema

Marie Doezema

« Nous avons besoin de médecins et d’infirmières pour fournir un traitement, mais pour la prévention du VIH, plus de vies seront sauvées par des journalistes, des membres du clergé, des enseignants et des politiciens ». Cette assertion de Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA laisse croire que la couverture de sujets de santé par les médias a un impact certain sur les publics. Convaincu de cela, les responsables de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun ont invité Marie Doezema, journaliste de renommée internationale à partager son expérience avec ses confrères de la presse camerounaise.

Pour celle qui fut correspondante en France du The New York Times si les journalistes traitent davantage des questions liées à la santé dans leurs organes de presse respectifs, cela assurera un accès libre et facile aux informations de santé de qualité pour les populations. Par ailleurs ajoute-t-elle, les articles produits à titre informatif ou pour dénoncer des insuffisances peuvent amener les gouvernements à prendre des décisions éclairées pour protéger, améliorer et sauver des vies. Mais pour y arriver, le rendu des journalistes doit être intéressant, pertinent et solide.

Lire la suite

Publicités

Cop 21 : Les ONG tancent l’Union européenne

A quelques jours de la tenue des négociations sur le climat à Paris, l’Europe est accusé de soutenir les projets du secteur du charbon, responsable des émissions toxiques dans l’air.atlas europe charbon 2015

L’Europe reste encore un des principaux consommateurs de charbon. En 2015, « elle souffre encore de la dégradation de ses paysages à cause des grands projets de mines de charbon, notamment en Allemagne, et des émissions toxiques rejetées dans les pays dépendants du charbon comme la Pologne » renseigne Jagoda Munic, présidente des Amis de la Terre International. Cette résistance à l’élimination progressive de la production de charbon lui fait dire que « l’Europe doit renoncer à son système énergétique antidémocratique, irresponsable et injuste pour un système contrôlé collectivement, équitable et sans répercussions pour le climat. »

Cette interpellation de l’Ong part d’un constat : c’est que l’Europe continue d’extraire et de brûler du charbon à l’intérieur même de ses frontières. Les pays européens se servent de l’argent public pour financer des projets de charbon polluants, qui bafouent les droits humains dans le monde entier, tout en sous-traitant des émissions aux pays du Sud dépendants encore du charbon – en particulier en Chine – pour produire des biens de consommation pour l’Europe.

Si le continent souhaite mener une transition vers un monde sans émissions et avoir de l’influence pour défendre un accord sur le climat à la COP21 à Paris, « il est indéniable que l’Union européenne doit envoyer un signal très clair concernant l’abandon des combustibles fossiles, et en premier lieu du charbon » déclare Ralf Fücks, président de la fondation Heinrich-Böll-Stiftung.

Concrètement, proposent les ONG, l’UE doit améliorer les instruments de sa politique de transition vers une ère sans émissions. Et l’une des principales stratégies est « la réorientation de l’énergie vers des objectifs beaucoup plus ambitieux, y compris en fixant un coût raisonnable pour les émissions de CO2. Car ces dernières années ont montré en Allemagne et dans d’autres pays européens qu’une forte hausse de la part des énergies renouvelables serait non seulement parfaitement compatible avec les exigences des économies très industrialisées, mais générerait aussi des effets importants et substantiels sur l’innovation et l’emploi » soulignent Barbara Unmüßig et Ralf Fücks, présidents de la fondation Heinrich-Böll-Stiftung. Lire la suite

Climat : Le charbon responsable de 14,2 gigatonnes des émissions de CO2 rejetées dans l’atmosphère

C’est l’une des révélations contenue dans la première édition en anglais de l’Atlas du Charbon 2015 publiée le 18 novembre dernier à Bruxelles par la fondation Heinrich-Böll et les Amis de la Terre International.

Avec plus de 60 infographies détaillées, le document met en exergue les données et les chiffres les plus récents sur

Coal Atlas 2015

Coal Atlas 2015

l’utilisation du charbon et sur ses conséquences sociales et environnementales. Ces illustrations démontrent à souhait, l’impact de l’industrie du charbon sur la nature, la santé, le travail, les droits humains et la politique. L’Atlas du charbon révèle aussi l’identité des bénéficiaires de cette industrie et les tendances en cours dans ce secteur en Chine, en Inde, aux États-Unis, en Russie et en Allemagne.

Selon les auteurs, le charbon contribue bien plus à la crise climatique que n’importe quelle autre source d’énergie. En 2014 par exemple, il était responsable des 14,2 gigatonnes des émissions de CO2 rejetées dans l’atmosphère. Cela représente 44% du total des émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie, et plus du quart des émissions de gaz à effet de serre. Bien plus, l’extraction et la combustion du charbon détériorent de manière irréversible l’environnement et la santé de la population. L’Atlas du Charbon 2015 révèle que pour l’Union européenne seule, les problèmes de santé attribuables au charbon coûtent jusqu’à 43 milliards d’euros par an, auxquels s’ajoutent d’autres effets de l’industrie du charbon, notamment les déplacements forcés et les mesures de répression contre les habitants.

Lire la suite

Malnutrition : Hassan, 10 mois d’âge pour moins de 4kg

Le marasme et le kwashiorkor sont les principales maladies qui affectent les enfants de moins de cinq ans dans la région du Nord-Cameroun.

Hassan, âgé de 11mois

Hassan, âgé de 11mois

Hôpital régional de Garoua. Il est 14h10 ce 03 mars 2015. A gauche du bâtiment de la pédiatrie, quelques hommes sont assis sous les arbres et de nombreuses femmes sont couchées, d’aucunes à même le sol, d‘autres sur les nattes. Toutes portent dans leurs bras un nourrisson. Une autre, trempe ses doigts dans un gobelet rempli d’eau et laisse couler le précieux liquide de son index vers la bouche de son bébé pour étancher sa soif. Ces mamans sont venues faire consulter leurs enfants qui, confie l’une d’entre elle, ne mangent pas depuis plusieurs jours. En attendant leur tour, il y en a comme Hassan qui subit un énième contrôle ce jour.

Enveloppé dans les bras de sa maman, il cligne les yeux de temps en temps comme pour les ouvrir, mais manque visiblement de forces. « Il est interné ici depuis le 24 février », confie sa mère, Hassia, âgée de 21 ans et qui déclare l’y avoir emmené « parce que j’ai constaté qu’il ne mangeait pas, il vomissait beaucoup et il maigrissait». Hassan est né le 22 avril 2014. Il est donc âgé de onze mois mais donne l’impression d’en avoir trois. A son arrivée dans cet l’hôpital public, il pèse 3.7kg. Sa peau lui colle presque aux os. Ce rapport âge/poids est largement en-deçà de la moyenne pour un enfant de son âge qui devrait osciller entre 7 – 10kg. Il est affaibli et ne tient pas en position assise. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état de santé fragile ? Lire la suite

Faire face au changement climatique : les ONG répondent aux Nations Unies

Un rapport scientifique des Nations Unies sur le climat, attendu ce 13 avril à Berlin (Allemagne) indique que pour éviter le grave changement climatique, il faudra non seulement diminuer l’utilisation des énergies fossiles mais également révolutionner de manière structurelle nos économies et sociétés. Une proposition qui agace particulièrement l’ONG les Amis de la Terre International.

sans-oublier-effets-rechauffement-climatique

Effet réchauffement climatique

C’est dans un communiqué dont nous avons eu copie que l’Organisation internationale a fait connaître sa position. Dipti Bhatnagar, coordinatrice du programme Justice climatique et énergie, s’indigne de la recommandation formulée par les experts des Nations pour faire face au changement climatique : « Les scientifiques nous disent que pour éviter une aggravation rapide de la crise climatique, nous devons immédiatement réduire notre dépendance aux énergies fossiles et investir massivement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique». Mme Dipti Bhatnagar appelle « Les Gouvernements à agir rapidement suite à cette annonce » car précise-t-elle, « Il est urgent d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable appartenant aux communautés. Et jusqu’ici, les dirigeants du monde entier ont réellement manqué de volonté politique pour engager la transformation vers des sociétés sobres en carbone, en réduisant l’utilisation des énergies fossiles et en investissant dans de l’énergie pour les communautés par exemple l’on découvre la position de cette organisation internationale ». Lire la suite