Alimentation : une ONG plaide pour l’émergence sans faim du Cameroun en 2035

Le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA) demande au gouvernement d’adopter une loi cadre sur le droit à l’alimentation pour résoudre les problèmes de faim, nourrir le monde et préserver la terre.

Au moment où le monde entier célèbre la journée internationale de l’alimentation ce 16 octobre, ce sont trois millions de camerounais (15% de la population) qui souffrent encore de malnutrition selon les chiffres officiels. L’objectif du millénaire pour le Développement (OMD) visant à éliminer la faim d’ici à 2015 pourrait ne pas être atteint. Pourtant, le Cameroun dispose d’un potentiel agricole important et pourrait en développant son agriculture, nourrir sa population et répondre à la demande régionale. D’après les estimations du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), un des grands atouts du Cameroun est la grande disponibilité de terres ; les terres arables sont estimées à 7,2 millions d’hectares, mais seulement 1,8 million d’hectares sont effectivement cultivés, tandis que le potentiel irrigable est estimé à 240 000 hectares, alors que moins de 33 000 hectares le sont actuellement.

Parce que le Cameroun a du mal à transformer ces atouts en une solide croissance et à faire reculer la pauvreté, le RELUFA tire la sonnette d’alarme à travers un document rendu publique le 16 octobre 2014 et intitulé « Emergence sans faim au Cameroun en 2035 ? Plaidoyer pour la réalisation pleine et entière du droit à l’alimentation pour tous au Cameroun ».

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La Ligue Camerounaise des Consommateurs demande l’annulation d’une taxe sur la vérification du riz importé

La dénonciation est contenue dans un communiqué rendu public le 22 janvier. La Ligue Camerounaise des Consommateurs (L.C.C) apprend-on, a saisi à cette date par correspondance, le Ministre de la Santé publique, André MAMA FOUDA, pour lui « demander de revenir sur sa décision illégale, instaurant le paiement d’une taxe de vérification sanitaire à l’importation  de 250 FCFA, par tonne de riz appliquée par ses collaborateurs, au Port Autonome de Douala, depuis le 15 Janvier ».

La décision du Ministre de la Santé qui « ne s’appuie sur aucun arsenal juridique » selon la LCC  est même «contraire à la réglementation en vigueur». En effet, l’exclusivité de la compétence en la matière revient aux Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) et à l’Agence des Normes et de la Qualité, (ANOR) renseigne le communiqué.

L’instauration d’une nouvelle taxe sur le riz fait craindre à la LCC  l’augmentation du prix de cette céréale sur le marché camerounais. Pourtant, le riz, présenté comme la plus consommé par les camerounais, a été exonéré  de toutes taxes et droits à l’importation le 07 Mars 2008 à travers une Ordonnance du chef de l’Etat, Paul Biya.

By Mireille Tchiako