Joseph FA’A Embolo : Emprisonné pour avoir défendu ses terres

Un chef de famille s’était opposé à l’occupation chinoise de sa terre dans la localité de Nanga-Eboko au Cameroun. Conséquence, cinq mois au bagne.

Photo FA'A

M. Fa’a Embolo

31 mai 2011.Une date inoubliable pour Joseph Fa’a Embolo. L’homme de 51 ans a passé sa première nuit à la prison principale de Nanga-Eboko, sans en connaître les raisons officielles. C’est pendant son transfert de la gendarmerie à la prison qu’il captera au travers d’une conversation entre les gardiens de prison, les raisons de son incarcération « J’ai entendu dire que le préfet a donné l’ordre de m’enfermer pour cause d’entrave à la voie publique et abattage illégal d’arbres » se souvient-il.

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NIETE: Des populations aux abois

Elles réclament la terre pour se nourrir alors que les exploitations commerciales n’en finissent plus d’étendre leurs propriétés.

Une vue des plantations d'HEVECAM

Une vue des plantations d’HEVECAM

La pression foncière en milieu rural du fait de la ruée des investisseurs étrangers vers le Cameroun, des projets de développement nationaux et la cession croissante des terres arables concoure à la réduction des espaces accessibles aux populations qui y vivent. Conséquence directe de ce phénomène, le manque de terre pour une agriculture familiale de subsistance. Le problème touche aussi bien les populations bantoues que les peuples autochtones «pygmées». Illustration dans la région du Sud.

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