Alimentation : une ONG plaide pour l’émergence sans faim du Cameroun en 2035

Le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA) demande au gouvernement d’adopter une loi cadre sur le droit à l’alimentation pour résoudre les problèmes de faim, nourrir le monde et préserver la terre.

Au moment où le monde entier célèbre la journée internationale de l’alimentation ce 16 octobre, ce sont trois millions de camerounais (15% de la population) qui souffrent encore de malnutrition selon les chiffres officiels. L’objectif du millénaire pour le Développement (OMD) visant à éliminer la faim d’ici à 2015 pourrait ne pas être atteint. Pourtant, le Cameroun dispose d’un potentiel agricole important et pourrait en développant son agriculture, nourrir sa population et répondre à la demande régionale. D’après les estimations du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), un des grands atouts du Cameroun est la grande disponibilité de terres ; les terres arables sont estimées à 7,2 millions d’hectares, mais seulement 1,8 million d’hectares sont effectivement cultivés, tandis que le potentiel irrigable est estimé à 240 000 hectares, alors que moins de 33 000 hectares le sont actuellement.

Parce que le Cameroun a du mal à transformer ces atouts en une solide croissance et à faire reculer la pauvreté, le RELUFA tire la sonnette d’alarme à travers un document rendu publique le 16 octobre 2014 et intitulé « Emergence sans faim au Cameroun en 2035 ? Plaidoyer pour la réalisation pleine et entière du droit à l’alimentation pour tous au Cameroun ».

Lire la suite

Cameroun: Opacité autour des transferts financiers des sociétés Cimencam et Rocaglia

C’est l’un des résultats de l’ étude intitulée  ITIE ET GOUVERNANCE MINIERE AU CAMEROUN : ENTRE RHETORIQUES ET REALITE. Les paiements et transferts infranationaux à la lumière des exploitations dans la localité de FIGUIL. L’Etude  rendue publique le 07 octobre 2014 par le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA) vise à démontrer l’urgence de l’effectivité des transferts infranationaux et l’importance du suivi des dépenses sociales par la norme ITIE au Cameroun. Entretien avec l’un de ses auteurs pour en savoir davantage.

Michel Bissou (RELUFA)

Michel Bissou (RELUFA)

Pouvez-vous nous dire à quoi renvoi « Rhétoriques et Réalité »?

Le Code minier camerounais de 2010 qui amendait celui de 2001 prévoyait les transferts infranationaux. Mais en l’absence de la signature de l’arrêté conjoint signé par le Ministre en charge des finances et celui en charge des mines, les entités locales (communes 15% et communautés 10%), n’ont toujours pas bénéficié de leur quote-part de la taxe ad valorem ou à l’extraction estimé à 69 834 595,5 F Cfa entre les années 2009 et 2011 (Rapport ITIE 2009, Lire la suite