Industries Extractives : La CEMAC ouvre son Académie

L’objectif est de renforcer les capacités humaines et institutionnelles des différents acteurs publics intervenants dans les industries extractives et d’améliorer la gouvernance dans ce secteur au sein de la zone CEMAC.

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L’exploitation des ressources minières au Cameroun contribue à moins d’1% du PIB  selon une déclaration du ministre en charge des Mines, Emmanuel Mbondé. Ce faible taux de participation à l’économie nationale contraste avec la richesse de son sous-sol et le nombre d’investisseurs présents sur son territoire. Jusqu’en 2012, on y dénombrait 160 permis de recherche et cinq permis d’exploitation d’après la même source. Le cas du Cameroun illustre à merveille la triste réalité observé dans d’autres Etats de la CEMAC où malgré leurs richesses naturelles (mine, gaz pétrole), les indicateurs de développement économique et social demeurent bas.

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Mme Angelika Friedrich, expert GIZ

 

La charte permettra d’améliorer les procédures et l’administration foncière dans la zone Cemac

L’enjeu de l’émergence économique de la Cemac en 2025 repose sur une bonne gestion de son foncier. Conscient de cela, la commission Cemac a validé le principe de la proposition d’une charte qui pourra offrir des pistes de réflexion, des orientations aux pays membres, dans leurs différents processus de révision des lois foncières. Le projet de charte a récemment été présenté aux pays membres au cours d’un atelier tenu à Douala. L’auteure, Angélika Friedrich, explique ici les contours et l’importance dudit document.

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Cemac : une Charte pour réglementer la gestion du territoire

Le droit foncier en vigueur en Afrique centrale est essentiellement constitué de lois anciennes qui ne proposent pas de solutions aux problèmes actuels.

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Qui du cultivateur, du forestier, de l’exploitant minier, ou encore de la conservation d’un patrimoine culturel doit avoir la prééminence sur l’autre sur une terre précise ? Comment gérer les conflits qui opposent les agriculteurs sédentaires et les éleveurs nomades et en quête constante de pâturages ? Comment protéger les droits des femmes, principale utilisatrice des terres pour la production des aliments dans de nombreuses zones rurales ? Que faire des droits ancestraux des populations lorsqu’il est question d’un conflit d’intérêt avec un investisseur de grande envergure ?  Voilà autant de situations conflictuelles qui ne trouvent malheureusement pas de réponse dans les lois foncières actuellement en vigueur dans les Etats de la Communauté Economique Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). Equation difficile à résoudre pour ces pays de la sous-région dont les lois foncières sont vieilles pour la plupart de 30, 40 voire 50 ans.

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