Violences Basées sur le Genre : Les journalistes camerounais désormais acteurs de la lutte

15 journalistes outillés pour comprendre et  mieux traiter les informations relatives aux Violences Basées sur le Genre (VBG) dans leurs médias respectifs. C’est à la faveur d’un atelier de formation organisé par l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) qui se tient à Yaoundé du 30 au 31 août 2016.

Les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision ont été formés en vue de contribuer à la lutte contre toutes formes de violence faites aux femmes à la lumière des lois nationales et des instruments internationaux de protection des victimes de VBG auxquels le Cameroun est partie prenante. Le but visé ici selon les organisateurs, est d’emmener les journalistes à faire entendre les voix des victimes dans les médias et à accorder plus d’espace et de visibilité aux sujets axés sur les VBG très souvent traités avec légèreté et relégué dans la catégorie des faits des divers.

« Cette attitude des journalistes est liée à un déficit d’informations et à une intériorisation des normes sociales et culturelles qui favorisent la pérennisation des VBG. Nous voulons leur faire prendre conscience des biais et écarts dont ils sont responsables dans la collecte et dans le traitement de l’information relative aux VBG et aux conséquences que cela peut entraîner dans la société» a déclaré Mme Aissa Doumara, coordinatrice de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes pour la région l’Extrême-Nord du Cameroun.

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Femmes : les auteurs de violence risquent jusqu’à 20 ans de prison ferme

Cette sanction pénale ainsi que la peine de mort sont prévues dans la législation camerounaise.

couple

Yaoundé, capitale du Cameroun. Ici, 70% de la population se plaint chaque semaine de subir les violences de la part de leur conjoint. Ces statistiques de l’Ong, Centre Vie des femmes « témoignent de la volonté des hommes à dominer la gent féminine sous le prétexte qu’elle serait inférieure » rapporte Clarisse Otele Awoundi, assistante sociale. Celle qui reçoit les victimes pour la branche Association de lutte contre les violences faites aux femmes, confie qu’elles viennent de toutes les couches sociales. Le calvaire subi par ces femmes se résume en quatre points : Lire la suite