Malnutrition : Hassan, 10 mois d’âge pour moins de 4kg

Le marasme et le kwashiorkor sont les principales maladies qui affectent les enfants de moins de cinq ans dans la région du Nord-Cameroun.

Hassan, âgé de 11mois

Hassan, âgé de 11mois

Hôpital régional de Garoua. Il est 14h10 ce 03 mars 2015. A gauche du bâtiment de la pédiatrie, quelques hommes sont assis sous les arbres et de nombreuses femmes sont couchées, d’aucunes à même le sol, d‘autres sur les nattes. Toutes portent dans leurs bras un nourrisson. Une autre, trempe ses doigts dans un gobelet rempli d’eau et laisse couler le précieux liquide de son index vers la bouche de son bébé pour étancher sa soif. Ces mamans sont venues faire consulter leurs enfants qui, confie l’une d’entre elle, ne mangent pas depuis plusieurs jours. En attendant leur tour, il y en a comme Hassan qui subit un énième contrôle ce jour.

Enveloppé dans les bras de sa maman, il cligne les yeux de temps en temps comme pour les ouvrir, mais manque visiblement de forces. « Il est interné ici depuis le 24 février », confie sa mère, Hassia, âgée de 21 ans et qui déclare l’y avoir emmené « parce que j’ai constaté qu’il ne mangeait pas, il vomissait beaucoup et il maigrissait». Hassan est né le 22 avril 2014. Il est donc âgé de onze mois mais donne l’impression d’en avoir trois. A son arrivée dans cet l’hôpital public, il pèse 3.7kg. Sa peau lui colle presque aux os. Ce rapport âge/poids est largement en-deçà de la moyenne pour un enfant de son âge qui devrait osciller entre 7 – 10kg. Il est affaibli et ne tient pas en position assise. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état de santé fragile ? Lire la suite

Publicités

Éducation : Plus de 61 000 élèves retrouvent le Nord

L’espoir de poursuivre les études pour de nombreux enfants de la partie septentrionale du pays dont les écoles avaient été dévastées par les inondations en septembre 2012 est désormais permis.

Keiko EGUSA, First Secretary Embassy of Japan in Cameroon

Keiko EGUSA, First Secretary Embassy of Japan in Cameroon

Aïssatou, 12 ans, élève en classe de CM1 à l’école publique de Poumpoumré (Garoua) dans sa tenue de couleur bleu-ciel avec une ceinture rouge nouée autour de la taille, n’en finit pas de contempler sa nouvelle salle de classe. Elle a fait peau neuve. Les couleurs bleue et blanche rehaussent son éclat. Les tables-bancs sont neufs. Sa salle de classe se repère facilement au milieu des onze autres que compte son école. « Je suis très contente de reprendre mes études dans une vraie salle de classe. L’eau avait détruit notre école et on est resté à la maison pendant longtemps. Après, on nous a dit de revenir à l’école où on apprenait sous des tentes », renseigne-t-elle avec un sourire au coin de ses lèvres. Ce triste souvenir est désormais bien lointain. Car en plus de sa nouvelle salle de classe, l’école d’Aïssatou a bénéficié de deux blocs latrines à raison de six cabines (3 pour filles et 3 pour garçons), un forage et une salle de classe dédiée aux élèves du CM2.

Lire la suite

Réfugiés centrafricains : la réinsertion scolaire des enfants en marche

Ils sont près de 33 000 chérubins en âge de scolarisation ayant fui la guerre en RCA qui pourrontMme-Collet-UE poursuivre leurs études dans un environnement sécurisé au Cameroun.

La guerre en Centrafrique a entraîné le déplacement des milliers de personnes dans les pays voisins. Le Cameroun, pour sa part, a accueilli 120 000 réfugiés en 2014 selon les chiffres officiels. Parmi ces victimes de guerre, des enfants ont été exposés à des atrocités et à la violence qui ont entrainé des traumatismes psychosociaux et l’arrêt des études. Leur offrir une protection sur le plan cognitif en soutenant le développement intellectuel peut aider à sauver leur vie. Conscient de ce fait, l’UNICEF s’est lancé pour défi de garantir le droit d’accès à l’éducation de ces enfants victimes de guerre et réfugiés au Cameroun. Ils ont entre 3 et 17 ans, vivent dans sept camps de réfugiés (Est et Adamaoua), et côtoient plus de 3000 enfants des communautés ayant accepté de les accueillir pour faciliter leur intégration sociale.

Lire la suite